Mémorial guerre 14-18

D’août à fin septembre 2014, à l’Arsenal de Navarrenx
une exposition bien documentée sur la guerre de 1914-1918
et nos soldats locaux
était accessible gratuitement pour tous: occasion pour beaucoup de découvrir
les parcours d’ancêtres ou voisins, d’aborder les détails douloureux de la Grande Guerre, de visualiser l’usage fait avec les objets et documents aimablement prêtés

Conférence Fabien Béziat le 10 Nov 2014 à Navarrenx

Clôture du centième anniversaire de la Grande Guerre 14-18:
l’intérêt pour le sujet ne se dément pas vu le succès de la dernière conférence du C.H.Ar.
Après une exposition à l’Arsenal en 2014, la parution des livres « Commandant Pierre Nautet pilote héros de la grande guerre » de Pierre Martin-Deü et « Les hommes du canton de Navarrenx dans la grande guerre (1914-1918) » de Bernard Desbonnet,
la conférence de Jean-Louis Montané (vice-président du CHAr)
clôture le centième anniversaire de cette terrible guerre,
en présentant « l’autre front » qu’était l’école à cette époque.
Le pays est traumatisé suite à la guerre de 1870-71, perdue face aux prussiens qui annexent l’Alsace-Lorraine et exigent 5 milliards de francs or.
Face au modèle prussien, l’école, sous pression, doit s’adapter pour inculquer patriotisme, unité nationale et esprit revanchard nécessaires à la transformation de la France.
C’est l’école obligatoire de Jules Ferry avec les premiers programmes d’enseignement primaire, dont l’instruction morale et civique, lecture et écriture, langue et éléments de littérature française (le français devenant langue unique), exercices militaires avec tir pour les garçons, travaux d’aiguilles pour les filles, cours de jardinage et d’agriculture.
Les premiers uniformes apparaissent en classe
et la propagande patriotique passe par les livres.
L’éducation précédemment réservée aux congrégations religieuses, devient laïque après une série de lois (1901 à 1905), non sans quelques remous…
Les écoles sont sexuées : filles d’un côté et garçons de l’autre… Avec une fréquentation scolaire « élastique » selon les besoins d’aide aux travaux des champs ou autres…
La mobilisation générale du 2/8/1914 intervient au lendemain des congés scolaires d’étéce qui donnera le temps d’organiser une rentrée pour le 1/10/1914… Car pratiquement tous les instituteurs partent à la guerre.
Les auxiliaires et retraités sont rappelés et les écoles géminées. Comme les écoles normales sont transformées en hôpitaux, c’est la fin des instituteurs hommes. Les classes passent de 30-40 élèves à 60-80.
Par l’intermédiaire des enfants, les messages passent et la propagande avec : collecter de fonds, favoriser la culture des pommes de terre et haricots pour compenser la très mauvaise année 17, récolter des plantes médicinales, parrainer des soldats, distribuer des médailles, envoyer des colis, économiser charbon-blé-farine-pain, visiter et honorer les blessés, commenter les bonnes nouvelles…
Jean-Louis Montané image toute l’argumentation de photos et anecdotes, situations particulières de l’époque et du canton.
En 1919, la guerre terminée et la France victorieuse, c’est le retour à l’organisation d’avant-guerre avec de gros écarts de salaires hommes-femmes (400F-100F), les écoles garçons/filles distinctes, la séparation des écoles laïques/libres…
A lire :
– « Au cœur d’une guerre oubliée 1870-1871 » de Martine Chéniaux
(Edition du Cercle Historique de l’Arribère)
pour comprendre l’impact sur la guerre suivante.

– « La promo 1914-1917 à la Guerre 14-18 » de l’Amicale des Anciens Elèves des Ecoles Normales d’instituteurs des Pyrénées-Atlantiques

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